Lo schiaffo

Damien Tarel mentre schiaffeggia Emmanuel MacronNon oso pensare a quale colpo al cuore sia venuto al responsabile della sicurezza dell'Eliseo, quando un giovane monarchico di estrema destra, nostalgico del... Medioevo, ha rifilato uno schiaffo al Presidente francese Emmanuel Macron, avvicinatosi ad un gruppo di persone per salutarle, durante un bagno di folla nel corso di una visita ufficiale.
Per la cronaca l'autore, processato per direttissima, si è beccato una condanna esemplare: diciotto mesi, di cui quattro effettivi in galera. Esemplare.
Intanto una curiosità sulla parola "schiaffo", che appunto significa "colpo dato sul viso con la mano aperta", che viene dal germanico medievale (lo saprà lo schiaffeggiatore?) e cioè da "slaff, colpo con la mano aperta", di origine imitativa, corrispondente al tedesco "schlappe, botta, percossa" e all'inglese "slap, colpire leggermente con la mano aperta".

Aggiunge l'Etimologico: "Piuttosto che la consueta generica onomatopea si accetta il suggerimento di Bonfante, confermato da "sleppa", che appartiene alla stessa famiglia lessicale". Il francese "gifle" è invece legato a "giffle, joue, de giffe (XIII secolo), de l'ancien picard, du wallon tchife, du vieux-francique kifel, joue, mâchoire", dove appunto si appone la manata.
Sul quotidiano "Le Temps" è uscito un articolo che racconta come lo schiaffo sia nella storia umana: "La gifle a une très forte charge symbolique de communication dans nos cultures occidentales. Ce geste si soudain a toujours gardé un statut particulier à travers les siècles".
Ai parte naturalmente dal ruolo della mano: "Traditionnellement, et cela depuis des siècles, la main ouverte paume vers le haut et avant–bras tendu permettait de montrer que l'on ne tenait pas d'arme. Suite logique, la poignée de main, toujours donnée avec la main droite, est donc un signe de réciprocité pacifique: «je ne suis pas armé et toi non plus, dès lors nous pouvons entrer en communication verbale en confiance». La main de la bénédiction religieuse s'approche de la tête du fidèle, qui s'en réjouit et s'y soumet volontairement en inclinant la tête.
La main tendue est aussi celle de l'aide et du secours.
Dans tous ces cas, ce geste paume ouverte vers autrui est un gage de confiance qui relie les interlocuteurs. Le mot confiance vient du latin cum fidere qui veut dire partager sa foi  avec l'autre (au sens large du mot foi, sans connotation religieuse ici). Pouvoir se fier à quelqu'un, c'est fondamental, parfois vital. Cela implique que l'on n'a pas à craindre la trahison, la traîtrise"
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Ma passiamo alla faccia, così sacrificata con le mascherine obbligatorie in questi tempi, che è l'altra parte dello schiaffo: "Dans presque toutes les cultures, le visage est sacré. Sa représentation est parfois sacrilège lorsqu'il s'agit de dieu(x) dans certaines religions. Elle est souvent révérée, comme pour les chrétiens celle de l'empreinte du visage du Christ. Des populations autochtones considèrent que prendre en photo leur visage, c'est voler leur âme.
Et, ne nous y trompons pas, nous sommes plus que jamais dans une ère du culte de l'image du visage, sacralisée et enluminée par des artifices "photoshopés" ou modifiée par le maquillage et la chirurgie. L'ère du selfie narcissique se double aujourd'hui de la crainte des abus relatifs à la reconnaissance faciale par l'intelligence artificielle. Le visage est donc plus que jamais investi d'une forte charge émotionnelle.
Ajoutons que, lorsqu'on s'avance «à visage découvert» c'est en signe d'ouverture au dialogue et à la relation"
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Ma eccoci allo schiaffo: "La violence de la gifle est donc multiple: la main ouverte en frappant la face commet une trahison aggravée. En effet, la surprise néfaste et la stupéfaction y sont associées. Ce geste a toujours été considéré et ressenti comme une humiliation. On parle d'avanie, de camouflet. Ce n'est pas seulement un coup, c'est un discours gestuel. Presque théâtralisé. Toujours dramatisé. Et souvent tragique.
Si elle est donnée en privé, c'est une trahison beaucoup plus mortifiante et violente psychologiquement (et même physiquement) qu'une bourrade dans une épaule. «Se prendre une claque» est une expression métaphorique illustrative du fait qu'on n'a pas vu le coup venir, qu'on n'était ni préparé ni armé. On se croyait en confiance, on a donc baissé sa garde et on était vulnérable. Par conséquent, la rancune et la rancœur risquent fort d'être définitives. C'est une énorme blessure narcissique, et le beau Narcisse aimait, comme on le sait. son visage jusqu'à en mourir..."
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Questo è un aspetto più intimo, cui corrisponde la logica di umiliazione pubblica: "Encore jusqu'au 19e siècle, la gifle publique, devant témoins, était le facteur déclencheur des duels les plus sanglants, mêmes interdits par la loi. Le soufflet se donnait généralement avec les gants de celui qui se considérait comme offensé et un tel geste au visage de son adversaire provoqué se réglait à l'aube au pistolet ou à l'épée.
En effet, attenter brusquement à l'intégrité identitaire (le visage) d'un homme (les femmes, qui en étaient parfois les enjeux ou les prétextes, ne pratiquaient pas ces codes) par ce geste si vif et inattendu était considéré comme une atteinte inacceptable à l'honneur. Il fallait laver cet affront (mot qui vient aussi du latin "ad frontem, sur le front", ou "vers le front") en combat singulier.
Un président ou une présidente, ou tout autre dirigeant investi d'un pouvoir politique ou religieux par/sur une collectivité, représente cette collectivité qui l'a placé à son poste. Toucher à son visage, c'est toucher à tous les membres du groupe considéré et à tout ce qu'ils représentent"
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Questi aspetti simbolici vengono ulteriormente drammatizzati quando si schiaffeggia un Presidente, che in Francia ha ereditato aspetti quasi monarchici e Macron è sempre stato abilissimo a rimarcare questa "nobiltà" della République e del suo esponente apicale.

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