Il nostro pane quotidiano

Nel quadro di un progetto europeo transfrontaliero diverse località alpine italiane, francesi, svizzeri e slovene hanno celebrato giorni fa il “pan ner”, il pane nero che accomuna la “Civilisation alpestre” come la chiamava l’Abbé Joseph Bréan.
Per noi cinquanta forni dei villaggi di molti comuni della Valle d’Aosta si sono accesi per questa festa con un grande successo di pubblico nel solco di un’antica tradizione della vita comunitaria dei villaggi.
Faccio entrare in campo il grande studioso del francoprovenzale, Saverio Favre, con quanto scritto sul sito regionale dedicato al Patois.
Così dice: ”Autrefois, le pain était si important pour nos communautés qu'il représentait la vie et méritait le respect, voire même la vénération, de la part de tous. De nombreux usages relatifs au pain ont disparu, d'autres ont survécu jusqu'à nos jours, bien que pas partout et parfois avec des variantes ou des modifications. Dans de nombreuses paroisses, pendant la messe de funérailles, au cours de l'offertoire, un parent du défunt portant un cierge donnait un pain au célébrant qui le déposait sur l'autel. Ce pain servait à nourrir les chiens de garde du cimetière, qui devaient empêcher aux animaux sauvages et aux bêtes féroces d'y entrer pour creuser les tombes”.
E più avanti: ”À table, le pain ­ qui était toujours du pain noir, du pain de seigle ­ devait être traité avec un respect particulier : avant de le couper, il fallait faire sur lui le signe de la croix avec un couteau, un geste accompagné parfois de la formule Mon Djeu, manteun-nó todzor de si bon pan, « Mon Dieu, donne-nous toujours de ce bon pain » ; ce même signe de la croix était fait avant de manger le pain béni, au moment de rompre le caillé, sur un champ qui venait d'être labouré, avec le manche du râteau (ou éventuellement avec deux bouts de bois), et en disant, dans ce dernier cas, un De profundis ... pour les âmes de ceux qui avaient labouré ce même terrain autrefois. Le pain ne devait jamais être posé à l'envers sur la table, c'était un manque de respect: selon certains témoignages, si l'on posait le pain à l'envers c'était parce qu'on ne l'avait pas gagné honnêtement. Il ne fallait jamais jeter le pain. Pour souligner la vénération de nos aïeux pour le pain, une personne d'Ayas disait habituellement : Pètoùech alé pa a messa, ma chinqué pa vià lo pan!, « Plutôt n'allez pas à la messe, mais ne jetez pas le pain ! », estimant ainsi que jeter le pain était un péché plus grave que ne pas aller à la messe du dimanche (à l'époque presque tous étaient pratiquants)”.
Ho già parlato dell’ultimo libro di
Vito Teti, che scrive: ”Che il pane, per contiguità metonimiche, è il cibo che nutre e dà il senso, che il pane invera la fatica di chi l’ha prodotto. Di questa pedagogia del valore “filosofico” e culturale del pane resta memoria nelle tante iniziative promosse per la produzione biologica e per un consumo sostenibile, che rimane ancorato al rapporto con la terra, la fatica, la frugalitas”. D’altra parte, nel recitare il Padre Nostro, chiediamo sempre il “Dacci oggi il nostro pane quotidiano”.
Fa sempre impressione, quando si è in altri Paesi e in Italia in altre Regioni, scoprire quanti pani esistano con diverse forme e gusti a dimostrazione della straordinaria inventiva umana e questo vale per le diverse modalità di impastii e di cottura. Una specie di sinfonia di cereali.

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